L. Rainures du piston faisant joint hydraulique
M. Ressort relevant la tige du piston après chaque injection.
N. Bouton de poussée, fixé par une goui)ille qu^on arrache pour introduire, sur la lige, les bagues de dosage.
P. Pédale servant à enfoncer le pal.
R. Réservoir contenant le sulfure de carbone.
S. Manettes ou poignées du pal se dévissant pour démonter la tige du piston.
Y Y' Tige de pistou.
Z. Bagues de dosage en cuivre.
Fif). 70. — Pal-injecteurExcelsioi*
,pogk
SULFURE DE CAUBONK/ 637
L'idée de Moneslier fit son chemin, et M. Gàstine inventa bientôt après un pal injecteur très ingénieux, grâce auquel les dosages pouvaient se faire à volonté. Cet instrument permettait d'opérer dans d'excellentes conditions ; aussi est-ce celui que la compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a mis entre les mains dé ses tnoniteurs expérimœtés, qui sont allés partout où on les a appelés pour diriger l'opération délicate du sulfurage. Ces moniteurs ont pu cJiaque fois apprécier l'opportunité du traitement à effectuer, se rendr^ compte de l'importance à lui donner et régler les dosages en conséquence. En cette circonstance, l'intervention intelligente de la Compagnie a donc aidé puissamment à la propagation du moyen de traitement par le sulfure de carbone.
Lepalinjecteur Gastine a été ensuite lobjet de plusieurs perfectionnements, dont le plus récent, que M. Vermorel nous a fait connaître, vient d'oblenir la plus haute récompense au concours de Florence en octobre 1886 (voir fig. 70).
Les résultats obtenus par remploi des pals-in* jecteurs ayant été reconnus satisfaisants toutes les fois que T opération en était faite dans un milieu favorable, on a cherché ensuite le moyen de simphfier l'opération pour l'eflectuer dans des conditions aussi économiques que possible. De là, l'idée première, et assurément fort ingénieuse, d'adapter Vinjecteur à la charrue. Ce moyen, bientôt xeconnu
excellent, s'est perfectionné successivement au fur et à mesure que l'expérience venait en signaler les défauts. Aujourd'hui, Tusage des charrues sulfureuses tend à se généraliser de plus en plus, comme le moyen le plus avantageux dans les traitements par cet insecticide.
Dans un Mémoire très remarquable publié ily a deux ans sous ce titre : Après sept ans de IvUe^ M. Louis Jaussan, vice-président du Comice agricole de Béziers et membre de la Commission supérieure du Phylloxéra, a décrit avec exactitude les effets produits par des applications longuement poursuivies au moyen du sulfure de carbone dans son domaine deBaboulet, près de Capestang. C'est un travail consciencieux, daiis lequel M. Jaussan expose avec beaucoup de clarté les alternatives de succès plus ou moins grand selon les années favorables ou défavorables, se traduisant, comme résultat final, par la conservation à peu près complète de son vignoble; la production, au moins pour la partie en AramoUy était redevenue aussi grande qu'avant les sept années de traitement, soit environ 120 hectolitres à rhectare. Les viticulteurs qui désireraient être édifiés sur le moyen de traitement par le sulfure de carbone feront bien de recourir à ce Mémoire, aussi précis qu'intéressant ; ils seront renseignes très exactement sur tout ce qu'ils peuvent espérer dans l'emploi de cet insecticide.
Une fois convaincu, M. Jaussan ne s'en est pas