PHASES DE LA QUBSTIO
nombreux points obscurs, on peut du moins dès à préseQt, en étudiant les faits acquis et les essais en cours d'exécution, tirer des indications qui mettroot sur la voie de la solution cherchée, et en tout cas serviront de guide pour les expériences qui restent encore à faire.
Afin de pouvoir mieux apprécier les progrès accomplis dans la grande œuvre de la reconstitution de nos vignobles par les cépages américains, il sera sans doute utile de montrer le chemin déjà parcouru depuis le commencement de cette tentative jusqu'à l'époque actuelle, en signalant les faits spéciaux qui caractérisent chacune des étapes qui ont été peu à peu franchies.
Il m'a semblé que, dans Tétat actuel de cette question, il convenait de placer des points de repère pour indiquer le chemin parcouru, et montrer celui qu'il reste encore à parcourir pour arriver au but que se proposent tous ceux qui s*intéressent à l'avenir de la viticulture française et particulière- ^ ment de notre région méridionale.
Si Ton examine attentivement les diverses phases successives par lesquelles est passée T étude de cette question, on remarquera facilement qu'on peut la diviser en plusieurs périodes distinctes, savoir :
1* La première période, qu'on pourrait appeler Période d'Expectative, parce qu'en effet c'est d'après les faits observés à cette époque qu'on a fondé les
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premières espérances sur les vignes américaines pour essayer de reconstituer nos vignobles. Elle est antérieure, par conséquent, aux premières expériences qui aient été entreprises et doit donc conaprendre tout ce qui a été observé avant 1870.
2* La deuxième période, caractérisée par les premiers essais tentés dans la culture des cépages américains et spécialement par les plantations des Clinto7iel des Concorda soit depuis 1870 jusqu'en 1874, pourrait être désignée sous le nom spécial de Période i7iUial€ d'Expérimentation.
3® Dans la troisième période, pendant laquelle on a plus particulièrement essayé les Cunningham, les Norton* s Virginia et Cyntkiana^ les Her bernant ^ les Taylor et les Hartford's proUfic^ on avait surtout en vue, comme du reste pendant la deuxième période, l'étude de la résistance au Phylloxéra de chacun de ces cépages, et on avait déjà commencé à juger de leur mérite relatif sous ce rapport. Cette période, qui comprend de 1874 à 1878, pourrait donc être plus spécialement désignée sous le nom de Période de Résistance au Phylloxéra.
4® Pendant la quatrième période, on a eu surtout pour objectif Tétude plus spéciale de la production directe. La plupart des cépages américains déjà | essayés commençaient en effet à fructifier ; d'autres, tels que le Jacquez et V Othello, en étaient venus grossir le nombre. On se préoccupait particulière-