‹ Les Vignes follesChapitre 15 sur 28 · PANTOUM · texte numérisé non relu

PANTOUM

Par les soirs où le ciel est pur et transparent. Que tes flots sont amers , noire mélancolie ! Mon cœur est un lutteur fatigué qui se rend , L'image du bonheur flotte au loin avilie.

Que tes flots sont amers, noire mélancolie! Oh ! qu'il me fait de mal ton charme pénétrant ! L'image du bonheur flotte au loin avilie , L'espoir qui me berçait râle ainsi qu'un mourant.

Oh ! qu'il me fait de mal ton charme pénétrant , Morne tristesse , effroi voisin de la folie ! L'espoir qui me berçait râle ainsi qu'un mourant; Tout en moi, hors la peine effroyable, s'oublie.

Morne tristesse , effroi voisin de la folie , Fleuves sombres , mon œil plonge en votre courant ; Tout en moi, hors la peine effroyable, s'oublie, La peine, gouffre avide et toujours m'attirant !

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