‹ Les vignettes emblématiques sous la révolutionChapitre 17 sur 42 · FRATERNITE · texte numérisé non relu

FRATERNITE

Pl. n° III. — Les représentants du peuple près les armées de Sambre-et-Meuse.

Pl. n" 112. — Bureau central de l'administration des armées. (Coll. Bourgeot.)

iUMa.

La vignette de Jouvenel, dont nous donnons la reproduction sous le n" 1 13, servit au représentant du peuple Florent Guiot.

Des provinces belges, la vignette passa avec nos armées en Hollande, et se retrouve sur les documents émanés de la République batave les mêmes compositions allégoriques qu'en France. Nous reproduisons deux de ces vignettes ('). L'une, qui se trouve sur une pièce de l'armée du Nord et qui servit plus tard, en l'an IX, à Valadon, inspecteur des vivres de l'armée des Grisons, n'est qu'une imitation des en-têtes employés par les autorités françaises (pl. n" 1 1 4).

L'autre représente d'une manière vraiment originale les idées d'égalité, de liberté et de fraternité : Gelijkheid, Vryheid, Broederschap.

La Liberté debout à côté de l'autel de la Patrie sur lequel est placée l'œuvre de Payne, le défenseur des droits des hommes, Rechten van den Menschen, élève au bout de sa pique en guise de bonnet de

Pl. no 1 13. — Le représentant Guiot.

(1) Parmi les vignettes de la République batave, nous pouvons encore citer celle de G. C. Van der Kun, commissaire général pour la marine et le commerce dans la ci-devant province de Guyenne, résidant ù Bordeaux : sur l'autel de la Patrie, orné d'une ancre et d'un dauphin, sont appuyés, d'un côté une Liberté debout, coiffée d'un casque, tenant la pique surmontée du chapeau national, et de l'autre côté, un Lion debout également, et tenant le drapeau néerlandais.

la Liberté la coiffure nationale des Hollandais. Elle s'appuie sur un bouclier où sont gravés les emblèmes de Tégalité et de l'union. A sa droite, un groupe de

Pl. n» ii4. — Armée du Nord.

Hollandais dansant autour de l'arbre de la Liberté rappelle les scènes dont la Hollande fut le théâtre au moment de la proclamation de la République batave('). A gauche, un soldat colonial étreint un nègre dans une accolade fraternelle.

Pl. n° ii5. — En-téte d'une lettre adressée de Hollande à Palloy.

(Coll. F. Masson.)

(i) Voir la vignette d'Appiani, pi. 124. — M. Van der Wellen, conservateur du musée des Estampes à Amsterdam, a bien voulu nous faire savoir qu'il attribuait cette vignette au graveur Abraham Delfos, né à à Leyde, 1781, mort dans la même ville, 1820. Il ne l'avait encore rencontrée que deux fois.

Page 1