‹ Les vignettes emblématiques sous la révolutionChapitre 24 sur 42 · RÉPUBLIQUE LUCQUOISE — REPUBLIQUE LIQURIENNE · texte numérisé non relu

RÉPUBLIQUE LUCQUOISE — REPUBLIQUE LIQURIENNE

Nous ne connaissons qu'une vignette de la République établie à Lucques en 1799 par le général Sérurier. Signée par le graveur G. Angeli, elle fut employée par le ministre de la police générale et force armée, S. Bianchini (pl. n" iG3).

La République ligurienne eut d'assez nombreuses vignettes; le particularisme de Gênes s'y révèle. L'une d'entre elles représente, entourée d'attributs maritimes et se détachant sur l'entrée du port, une Liberté, revêtue du costume national et tenant au bout de sa pique un bonnet qui ressemble autant à la coiffure des doges qu'au bonnet de la Liberté. Dans d'autres vignettes, au contraire, la Liberté ne se distingue plus de celles que nous trouvons dans les compositions ordinaires des artistes français ou italiens. Faut-il voir là un effet de la révolution qui amena au pouvoir le parti démocratique ? La vieille indépendance de Gênes qu'avait défendue le parti oligarchique fit dès lors place à un assujettissement complet aux volontés de la France.

Parmi les en-têtes de la République ligurienne, nous citerons une vignette signée Pregliasco inv., Chianale sculp. (Coll. Bégis), et les deux vignettes

IIO

conservées dans les archives du prince d'Essling (vol. 35, fol. i5i et vol. 36,

Pi., n" 164. ('•'"«• "^O'")

fol. 2o3) et qui sei*vaient à Barelta, minisire de rinlérieur et des finances, et à Marchesi, ministre de la police générale.

Pl. n» («5.

Pl. n» i(i<3. — liego*, ministre des affaires élrangères de la Républii/iie helvétique.

(CuU. BégU.)

REPUBLIQUE HELVETIQUE

Les vifjneltes do la République helvétique se reconnaissent à leur inspiration toute locale. La figure de la Liberté française que nous trouvons sur l'en-téte du général de Schauenbourg (') n'est là en quelque sorte que comme l'accessoire du personnage principal, Guillaume Tell. La Suisse a son histoire, (ju'elle entend ne pas abandonner, et ce sont ses traditions que rappelleront les compositions gravées pour les papiers officiels (pl. n" 1 66). Elles représenteront, sans y mêler aucun des attributs de la Révolution, soit un tableau de la nature alpine (pl. n" 168), soit une scène de la vie de Guillaume Tell. Ce héros populaire est le sujet de presfjue toutes les vignettes.

(1) La vignelle du ;|cnéral de division de Schauenbourg, inspecteur général de l'infanterie à l'armée d'Helvptic (1799), a pani dans !a Sabretache, 3i août 1899.

Nous le trouvons sur l'en-téte de Buonvicini, préfet national du canton de Lugano (pi. n" 167). Il est encore sur deux vignettes de la collection

Bégis. Dans la première (Taglioretti , chargé d'affaires de la République helvétique près la République cisalpine), Guillaume Tell, ayant laissé tomber son arbalète à terre, embrasse son fils en le soulevant dans ses bras ; cette pièce est très finement gravée; dans la seconde, plus grossière et sur bois, Guillaume Tell, un carquois, une longue épée au côté, se tient debout près de son arbalète, adossé à un buisson.

Le général Brune, pour rappeler sa campagne de Suisse, fît représenter, dans le fond de la belle vignette qu'il commanda à Appiani (pi. n" 124), la scène légendaire de Guillaume Tell abattant la pomme sur la tête de son fils.

Les différents corps de l'armée helvétique prenaient pour en-tète soit un trophée, comme la 3' demi-brigade, soit, comme la 2' demi-brigade, un médaillon représentant, se détachant sur des mains se serrant, un soldat helvétique

Pl. n» 1O7. — Buonvicini, préfet national du canton de Lugano.

debout tenant une longue épée à deux mains.

Pl. no 168.

(CciW. Bégis.)

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Pl. no i68*. — Jean Dalbarade, ministère de la marine et des colonies.

(Coa. Heiwin.)

MARINE

COLONIES

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