‹ Les vignettes emblématiques sous la révolutionChapitre 32 sur 42 · Vignette signée : Duplat /ec. (Pl. n · texte numérisé non relu

Vignette signée : Duplat /ec. (Pl. n

Ces différentes vignettes étaient tenues à la disposition des acheteurs par les graveurs, qui les conservaient sur des feuilles de modèles, comme les pa-

LES ABUS DE LA VIGNETTE MILITAIRE

petiers de nos jours ont des albums sur lesquels chacun peut choisir les chiffres dont il lui plaît d'orner son papier à lettres.

M. Frédéric Masson possède dans ses collections plusieurs de ces feuilles de modèles, qui sont maintenant de la plus grande rareté. L'une d'entre elles est de Besnard, dont le nom se trouve sur l'en-tête dont se servait, en l'an XII, Dominique Vedel, colonel du 17® régiment d'infanterie légère (pi. n" 218). C'était

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ce Besnard qui avait gravé, nous l'avons vu plus haut, la vignette de Lescallier. En lui faisant cette commande, Lescallier lui avait en même temps demandé plusieurs vignettes dont il lui indiquait les numéros, d'après une de ses feuilles de modèles ; il en désirait « une de chaque ». Le prix de ces vignettes variait entre i et 3 francs, pour les n°' 3, 16, 17, 18, 19 et 28; il s'élevait jusqu'à 6 et i5 francs pour les n"^ i3 et 4- Lescallier en avait en tout pour 33 francs, et M. Frédéric Masson possède la facture de cet achat, acquittée en ces termes par le citoyen Besnard, graveur, rue de la Juiverie, n° 33, chez le marchand de fer: « Reseut le monten scideseut, Besnard. »

La vignette commerciale avait dès lors remplacé sur les papiers de correspondance des armées la vignette emblématique.

Pl. n° 219.

Pl. N" 220.

Pl. N" 221

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