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LES FEMMES ROMANTIQUES DE MIL-HUIT-CENT-TRENTE

. Louise Arbey (?) disait :

Au réveil, donne-moî ton long regard de flamme. Ton doux sourire et ton baiser.

Lui-même, emporté par ce torrent de passion, M. Scribe s'écriait ; « Viens, gentille dame! »

VIGNETTE DE TONY JOIIANKOT, pour rodilion in-ij àt Wolrc-Damc de Parit |iS3il,

Et on ose dire que la femme s'ennuyait à cette bienheureuse époque ! Poètes , romanciers , auteurs dramatiques , peintres , compositeurs ne cessaient de s'occuper d'elle; les femmes avaient fini par se regarder comme de grandes dames italiennes ou espagnoles, à leur choix. Leurs beautés tes plus diverses étaient étudiées en tout sens.

Noirs ei brûlants, jeunes femmes, Noirs ei brûlants, qu'ils sont beaux 1

Je me hâte de dire qu'il s'agit des yeux!* Mais si vous n'avez pas entendu chanter cette mélodie d'Hippolyte Monpou dans son mouvement presto troppo molto appassionnato^ vous ne pouvez savoir ce que c'est*.

Demandez aux femmes d'aujourd'hui ce qu'elles pensent de nos jeunes habitués de clubs.

— Pas une dague, pas un stylet ! De vils porte-monnaie au lieu d'escarcelles ! Absence complète de braguettes ! Et s'il ne s'élevait de temps à autre quelques voix autorisées pour crier : — « Tue-le. — Tue -la. — Tue -l'homme », on se croirait à Genève, en plein pays protestant.

Un poète de i83o, Haag,« avait bien prévu notre calamiteuse époque '

De grâce, dites>moi, puissances inconnues, Pourquoi faut-il aimer comme les chiens des rues?

Des recherches sur le problème de l'éducation des femmes, des écoles professionnelles, des filles de bourgeois qui prennent des brevets de capacité, des Américaines docteurs en médecine, des magistrats, des philosophes qui disent de gros mots durs : adultère, concubinage (combien l'ancien mot était plus ouaté : quoqubinaige)^ est-ce là vraiment l'époque qui devait succéder à celle que nous ont dépeinte des ouvrages tels qu'Z7w Cœur pour deux amours ?

I. Les Yeux noirs. Caprice, Paroles de Ch. Dovalle. Musique de Monpou.

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