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RESTAURATION DES VIGNOBLES

ces tranchées toute retendue des souches, ainsi que les sarments vigoureux qu'on y a réservés, et on replace la terre jpar-dessus. Il convient toutefois de placer au fond de la tranchée l'équivalent de dinq litres environ d'engrais analogue à celui indiqué plus haut pour la plantation. Cette première ligne achevée, on en trace une seconde, . et les ceps suivants servent à garnir celle-ci. On procède ainsi successivement jusqu'au bord opposé, où la der-r nière ligne D est remplie à l'aide d'une nouvelle plantation de plants enracinés, âçés au moins de deux ans, si l'on ne trouve pas dans le voisinage assez de ceps pour la garnir. Il conviendra ensuite de couper chacun des sarments qui sortent de terre, de façon à leur conserver trois du quatre boutons. Il n'y aura plus, les années suivantes, qu'à compléter la formation de ces nouveaux ceps pour arriver au résultat indiqué à la page 132.

Ce provignage général s'exécute assez facilement, pourvu toutefois que les souches ne soient pas trop grosses. — Lorsque les dimensions des ceps permettent d'y avoir recours, il donne des résultats immédiats. Nous avons vu ce travail exécuté chez M. le comte delà Loyère, à Savigny, près de Beaune, sur des vignes âgées de plus de vingt-cinq ans, et qui ont donné, dès le premier été, un produit plus abondant que pendant les meilleures années précédentes.

Toutefois, on pourra craindre que le provignage général ne nuise pendant plusieurs années à la qualité des produits dans certains vignobles qui, comme les grands crus de la Bourgogne, tirent une partie de leurs qualités de la vieillesse des ceps. On pourra surmonter ainsi cette difficulté : dans ces vignobles renommés, on provigne chaque année au moins le 1/15 de tous les ceps, et cela en prenant les ceps çà et là. Il suffira, pour opérer la transformation dont nous parlons, de faire porter ce provignage sur toute une ligne; dans la proportion habituelle.

et de marcher ainsi progressivement en commençant par Tun des côtés du vignoble.

Pour un vignoble du Midi ou du Sud- Ouest dont les soucheSj encore vigoureuses, plantées en lignes et taillées en coupe {fig. 113) sont trop grosses pour être soumises au provignage. — On procédera de la manière suivante : Etablir sur les lignes de plantation les supports en fil de fer J, A (ûg. 122); couper sur chaque souche les bras ou

Fig. 122. — Transformation des ceps du Midi taillés en coupe.

cornes B qui s'allongent plus ou moins perpendiculairement à la ligne de plantation. Choisir parmi ceux qu'on a conservés celui qui (C), le plus rapproché de la ligne de plantation, porte un beau sarment E susceptible d'être couché sur le fil de fer D. Tailler les autres bras F en courson. Tailler le sarment E de façon à lui conserver un nombre de boutons égal à celui qu'auraient porté .les coursons des bras supprimés, plus 3. Attacher ce sarment horizontalement sur le fil de fer D. Pendant Tété suivant, favoriser le développement des bourgeons qui naîtront aux points G et H en les attachant horizontalement, le premier sur le fil de fer J, le second sur celui A. L'année suivante on aura le résultat que montre la figure 123. On continue alors, de la manière suivante, la transformation commencée : Supprimer les sarments A ; retrancher les deux bras F, d'abord conservés ; tailler le sarment G en lui conservant 8 à Ô boutons, et rarc[uer suivant la ligne ponctuée C.

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