AVANT-PROPOS
Depuis pUiS de six siècles, les contes qui aynusaient les sujets de Philippe- Auguste et de saint Louis se sont transmis d'âge en âge, et une notable partie d'entre eux sont arrivés jusqu'à nous presque sousla vième forme, surtout dans nos campagnes du Nord et de l'Est.
Chaque hiver raynenait avec ses longues veillées les réunions des paysans et leurs interminables causeries. Comme ils ne pouvaient point par - 1er constamment de leurs affaires, il arrivait que l'un ou l'autre des assistants essayait de captiver l'attention des auditeurs par quelque récit qui n'était le plus souvent qu'un fabliau du XIII^ siècle Jiiis en prose et quelque peu brodé. Plus les nouvelles sont attrayant es, plus elles ont chance d'êtres conservées.
Les charmantes compositions des trouvères, qui ont égayé les populations rurales durant tant de géfiérations, sont aujourd'hui de précieux éléments d'informations pour l'étude des mœurs intimes, des croyances et des usages des différeyites classes de la société au moyen âge.