‹ Les Villes de la Russie SubcarpatiqueChapitre 39 sur 65 · FACTEURS FAVORABLES · texte numérisé non relu

FACTEURS FAVORABLES

a) Abondance en richesses naturelles. — Pétrole : Le pétrole en Russie subcarpatique a, dans le dernier quart du xrx£® siècle, éveillé

ques familles : de ces banques locales, il ne subsiste plus qu’un petit nombre : dont la Banque Subcarpatique, à UZhorod. Ces établissements se limitent au prêt hypothécaire. Après la guerre, de très nombreuses filiales des principales banques de Bohême et de Slovaquie sont venues s'installer dans les différentes villes de la Russie subcarpatique. Le crédit agricole (Caisses agricoles) s’est développé rapidement, ainsi que les coopératives de crédit industriel et les caisses d'épargne. Il y a lieu de noter la plus grande extension prise par les établissements financiers juifs (coopérative juive de crédit). Les anciennes banques familiales tendent désormais à se rassembler sous des directions uniques (celle du Central Verband à Brno ou de l’Allgemeiner Verband de Prague). Cette concentration facilite l'extension des opérations bancaires, mais surtout permet aux banques de continuer à profiter des privilèges consentis par la loi à des établissements familiaux. La situation financière actuelle de la Russie subcarpatique s’éclaire quand on considère l’état des principaux établissements financiers et caisses d’avances populaires et professionnelles de la province. Le chiffre des dépôts est largement dépassé par celui des prêts : pourtant, comme le fait judicieusement observer Väâclav SyxorA, on entend sans cesse « réclamer de nouveaux établissements financiers et des sociétés de crédit variées poussent comme les champignons après la pluie. Personne ne songe à les limiter ». Et il conclut amèrement que plus les conditions économiques d’une province empirent, plus on assiste à la naissance de nouveaux parasites.

(Technickä Prâce v zemi P. R. artrcle de Väclav Sÿkora, Penéänicivi, p. 258-259).

des espérances chimériques. On avait pensé trouver des gisements analogues à ceux de Galicie. Il y a deux centres du pétrole : le plus ancien, dans la région du col d’UZok, commença à être exploité vers les années 1870-1874. Cinq puits d’une profondeur allant de 19 à 70 mètres furent creusés. La production fut très faible. En 1881 on creusa deux puits de 80 à 180 mètres. En 1896, 1898 et 1902 la Société Bantlin, de Pereëin, fit organiser des sondages en quatre endroits différents. Le puits Anna creusé à 420 mètres de profondeur donnait 5 barils de naphte par jour. Le puits Lydia de 230 mètres donnait 5 hectolitres par jour. Le puits Akna, de 21 mètres donne jusqu’à 286,5 hectolitres. Le second gisement de pétrole près de Jasina est peu exploité.

Sel : Le gisement de sel d’Akna Slatina n’est qu’une partie de la grande formation saline recouverte par les sables carpatiques, qui s’étend de l’est de Szacsal, aux limites de l’ancien comitat de Marmaroë, vers Chust, où il est interrompu par une coulée de trachytes. Cette formation saline s’étend donc sur près de 100 kilomètres et est bordée au sud, du côté de l’ancien comitat de Szathmar, par de la diorite et, de l’autre côté, par des formations micacées recouvertes de schistes dévoniens dans lesquels on trouve des filons métallifères. La largeur minima du gisement salin, entre Budfalu et Also Rona, est d'environ 15 kilomètres, la largeur maxima, entre Remete et Dombo, de 23 kilomètres ; Sur le territoire roumain on trouve un gisement de sel à Ronasza à environ 14 kilomètres au sud-est de la frontière tchécoslovaque et à Agna Sugatag, à environ 20 kilomètres au sud d’Akna Slatina. Cette puissante formation, profonde de 90 mètres, témoin de la mer miocène, est recouverte d’une couche épaisse de 40 à 70 centimètres d’une argile imperméable. C’est cette argile qui a empêché la dissolution du gisement de sel. L’ensemble du dépôt est masqué par d’épaisses couches de sables carpatiques et d’alluvions récentes. Le ministère des Travaux publics s’efforce actuellement de déterminer la puissance totale du gisement d’Akna Slatina, inconnue jusqu'ici.

Charbon : La Russie subcarpatique est très pauvre en houille. Les seuls gisements actuellement connus sont ceux de Lachovee à l’est d’'UZhorod et de Bilek, Dovhe et Zadne (Zarnya), dans celui de Marmaroë. Des gisements de lignite se trouvent à Vÿ$ka Némecké, à 7 kilomètres à l’ouest d'Uzhorod, où l’ensemble des couches atteint une épaisseur de 4 à 5 mètres. Le lignite vient aussi d’être signalé en d’autres régions : à Lachovce, à Brehu, à Rokosov (Rakasz). Krivé, Bukovinka, Skotarsko, Negovec dans l’ancien

Joupanat de Berehovo.

Fer : La Russie subcarpatique a connu jadis une industrie du

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