ÉTUDE DÉMOGRAPHIQUE
tives, ces quatre comitats dont les limites ne coïncident ni avec celles du territoire actuel de la Russie subcarpatique ni avec celles de la plaine proprement dite, elles demandent à être interprétées.
Nous n’étudierons tout d’abord, à l’aide de ces statistiques, que deux phénomènes : la formation des agglomérations urbaines en Russie subcarpatique et les variations entre les nationalités — à l’intérieur de chaque ville — depuis une trentaine d’années.
Densité de la population. — La densité générale de la Russie subcarpatique n’est pas très forte. Il n’est pas étonnant qu’un pays où les étangs, lacs, marais, forêts vierges, steppes et autres terres improductives couvrent 38 % de la superficie totale, n’ait que 48 habitants par km?. C’est pourtant le chiffre le plus faible de toute la République (Bohême 128, Silésie et Moravie 152, Slovaquie 61). La densité de la Russie subcarpatique a d’ailleurs varié considérablement depuis un demi-siècle. En 1869, elle était de 32 habitants par km?. En 1880, elle s'élevait à 51. En 1890, elle retombait à 36. La période 1880-1890 est en effet funeste pour le pays : les effets de la magyarisation commençaient vers cette époque à se faire sentir au moment précis où le pays traversait une crise agricole très violente, entraînant une émigration intense. Depuis la densité est allée en se relevant régulièrement : 41 habitants au km en 1900, 47 en 1910, 48 en 1921.
Accroissement de la population. — Le « Dénombrement de la population des pays de la Sainte Couronne Hongroise », paru en 1900, donne, avec de bonnes cartes démographiques, des renseignements
intéressants sur l’accroissement de la population (pour la région d’Uzhorod et de Pereëin) ;
19 Dans les campagnes.
Accroissement
Districts Sbrol