APERÇU HISTORIQUE
dance, mais moins précis quant à la forme que celle-ci devait revêtir. L’Assemblée tenue à Starä L’ubovra, le 8 novembre 1918, par les Ruthènes des Carpates resta sur ce point dans le vague. Dans la suite trois Conseils nationaux se formèrent : l’un à Preëov, partisan . du rattachement à la Tchécoslovaquie ; l’autre à UZhorod, partisan du rattachement à la Hongrie (motion Voloëin) ; le troisième à Chust, partisan du rattachement à une Grande Ukraine (motion Braëüajko).
En février 1919, une délégation des Ruthènes d'Amérique vint en Europe se mettre en rapport avec la Conférence de la Paix puis avec les Ruthènes des Carpates. Son chef, M. Zatkovië, réunit les trois Conseils nationaux en un seul, qui siégea à UZhorod, du 8 au 16 mai 1919, et demanda le rattachement des territoires ruthènes de l’ancienne Hongrie à la Tchécoslovaquie, «comme État autonome à l’intérieur de la République ».
Mais le sort des Ruthènes était déjà fixé. Le 15 mai 1919 le Conseil des Ministres des Affaires Étrangères des grandes puissances avait entendu un rapport de M. Beneë sur la question, et de l'examen de ce rapport, sortirent les articles 10 à 13 du Traité de Saint-Germain. Le texte définitif fut adopté le 16 juin 1919. C'était sur la base des désirs formulés par les Ruthènes eux-mêmes que M. Beneë avait rédigé son rapport : ainsi le rattachement a été opéré sur l'initiative première des intéressés !.
1 Peëka (Zdenëk), Le rattuchement de la Russie subcarpathique à la Tchécoslovaquie, dans l’Europe Centrale du 29 avril 1933, et Hataläk, Jak vznikla myslenka p#ipojiti Podkarpatskou Rus k Ceskoslovensku, Uzhorod, 1935.