V. W'inkelmaim, Dec, tTHerculanum, A* partie, p
2. H. Ravaisson voit dans œs sujets la représentation des plaisirs innocents auxquels se livrent les âmes des bienheureux après la moi't lorsqu'eUes se trouvent réunies dans tes Gbamps-Élyséens.
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xu! t î^ .ri ?it^ ai* :i :>I':i•tî^^ Li flupirt écrites en
x^ c. I*. :Mi:.:»;î>ajiui: si -•-:- :-iier:i^- N>as citerons lit -'i^TîH'it: ii I".' :f îî^j:-j^, 2*5 jejires de Phij.»;» n^i. i.j:L*e!L iâ tfTTzs i:? Cc^rxi, et seulein- Ml. ^-iiiuie Xi'^'r-i iii-iif, z^ ^K^sot attribué i
♦r. siiLiie^ II T»:«-'i Sf tu* lliièninp, si l'on en ^.^f :*Lr rif :itf . .e :.:c.:.i:: ir^.j. U d^coarerte n'a it£> i-: i-^'ïc^. L:;:i:crLL:::i ;-":'n <àt pu Tespêner tout ^ i.:i:iri
l.î cr^ !'f^ ri^cTurs r: *>:ifn:!« amemês par les r?.vtf'r: i«f^ <ir^'jcsis aa dii-Luitiènie siècle, les i:u....f£S f^J^iU $«^«£oi jes à Hï:r\cu!anum, dès q[uc
WWÈl ET lltHCl'LANlIll 3à5
Pompéi Tul découverte. I« peu qui en avail clé Tail, d'ailleurs, ne donna pas lieu de regi-etler qu'elles
ri aient puint été poursuivies h celte époque. Si nous en rroynns Winckclmann. elles avoienl élfi conduites dans
-riii^isi'x î-'jit!:!:!: Tir^rii iaas ks nçp«>rU ({isiproiiT^ j* Zk-i 1 jL::*f..-r«:i*:* «l i* i«:--:i -i* oeax qui -xit comlnt if-T'A 5.*!... t. •!/» i'T^TTkZ'^ d» 4»:;ilptiire« eonme on le 'r .ra sLi:i ^.^^e, arxi^ct êt:^ renTcrsés par la laTe. *;:nar:r*- sirL.t^; c<mspiiai ^^aad oa les a d ê ci mfci ls •.:«:**5 .-^ :^t?r^4 ^xîsCika! «»>r*- Mais de quelle tàcou i -îs?-:«i M'u:--': '.>«vTTi*ca a re^neiiii ces précîeiu dêro'îi^ "I. ks Bcit f*rie-c^Ie snr un cliarîol qui les :ri.'^*:r!a a Siç\^: •» îes déchargea dans la oonr do :z^ï'jr.i:x. c*! \A fjiv-nt jelê indlslinctement dans nn 1.:.::. *> BHîal demeora lonstemps dans cet endroit, -•^iTirs-r C'Aïaat de la. Tieide ferraille; ce ne fat que .:rsr:ï'v3 se fat aperta que plnsieiirs niMtreaax man- ^^L«ect {>:iir avoir été dérobés, qa*on résolnt de met- 'r? «n urjcTieur ce qui en restait, et voici en quoi l'on ÎA rosir^isAjer cet bonoeor; on fondit une grande partie Zù c-rl»] p»'*-jr fonner en grand les deux bustes du roi t\ ^ la reii>e ! i
Opeîi'iânL. à une époque plus moderne, on a repris J^ travail des fouilles à Herculanum. Cette nouTelle entreprise date de lfê8, on a pu découvrir ainsi les rues qui conduisaient au théâtre et quelques maisons imp-ortanles, en, particulier, la mauon d'ArgtUj ainsi Domnitfe d'une bielle peinture représentant Mercure dtrant Argus et /o. On a pu compléter aussi les études sur le théâtre, et surtout remarquer combien les touilles d*Herculanum pourraient produire de résultats supérieurs à ceux de Pompéi, du moins au point
éè vue de i*art €t de la parfaite conservation. Hais le travail ki sera péniUe. Et il ne nous reste plus qu'à noas associer au vœu récenunent formulé par un critique : que quelque riche archéologue s*applique à la recherche des antiquités d*Herculanum. 11 y a une ville moderne à démolir, une ville ancienne à produire à la lumière, beaucoup d'argent à dépenser et, certainement, « beaucoup de gloire à acquérir » .
En essayant d*esquisser dans les tableaux qui précèdent rimage de sept villes retrouvées, nous nous sommes efforcés de ne pas sortir du cadre unique que nous nous étions imposé à i*avance. C*est de Tantiquité classique seulement que nous avons voulu nous occuper. Mais nous avons désiré aussi présenter Timage particulière de chacune des civilisations qui sont les ancêtres les plus dii^cts de la civilisation moderne.
Aussi nous ne nous sommes guère écartés du littoral méditerranéen.
Thèbes nous a fait pénétrer dans quelques-uns des secrets de la mystérieuse Egypte, à laquelle la Grèce dut la meilleur part de sa première éducation.
Lorsque nous avons gagné Ninive et Bahylonej nous nous sommes enfoncés un peu davantage dans l'intérieur du continent asiatique. Mais de là nous avons pu jeter un coup d*œil sur les difficiles problèmes des premières migrations humaines, sur les premiers empires constitués, sur Tétat ancien des populations ai^ennes et enfin sur un art particulier, original, autochtone, que beaucoup de liens rattachent au développement plus parfait de Tart européen.
Troie nous a rapproché de la Grèce, tout en nous laissant encore, par suite de Tinceiiitude qui plane sur
s» cosausio^i
les d^ècomperles inattendues de H. SchUemann, dans un monde mystérieox, dont on ne saurait trop dire s'il est barbare on s'il est cÎTilîsé. En tous cas, les souvenirs de Tantiqnité homérique nous ont suivis snir cette côte et ont été sourent notre guide, toujours l'objet de notre pnioccupatîoo et de notre examen.
L*Asie, à son tour, ne nous a pas quittés alm^ que nous abordions à Carikage. Ici c'est la Phénicie, colonisa* trice par excellenoe et peat-étre le plus grand agent de dnlisatioQ qui ait existé dans les temps anciens, c'eét la Phênirie que nous avons retrouvée sur la côte africaine, an centre même du bassin, en face de Tltaiie. Et si l'histoire des peuples voîsms, soumis ou rivaux, des habitants de TEspagne, de la Sicile, de la Grande- Grèce, de Rome enfin, se trouve mêlée k celle de Carhage, oe n*est là qu'une union factice qui n'a guère d*autre lien que la guerre ou la servitude, et qui n'a eu d*autre résultat que la destructien.
Fompei et Hgrc a il m ion enfin nous ont montré, comme réunis dans un microcosme, les résultats les i^us parfaits des difierentes ébauches que les civilisations antéheunes avaient tentées. Ici la foéèe et Rome se sont donné la roain^ Tune apportant son génie original, artistique, actif, amant passionné du beau, l'autre son idée de force, de replanté, de constance, ses qualités pratiques et l'orgueil de la domination du monde; toutes deux ajoutant ici à leurs qualités propres, heureusement mélangées, ce qu^elles avaient amassé d'expérience et de scepticisme, d'étude et d'habileté, de procédés divers et d*idêaL dans la longue firéquentation des peuples qui les avaient précédées ou accompagnées dans leur marche civilisatrice.
Après avoir ainsi accompli un cycle dont les points (principaux sont les villes les plus célèbres qu*ait connues Tantiquité ou qn*aient remises à la lumière les investigations de la science moderne, nous avons pu nous faire une idée assez exacte de la vie de la plus grande et de
la plua célèbre partie de& nations de Tantiquité. Mais nous avona été Uia d'épuiser un sujet que les recherches de la science élargissent de jour en jour.
Depuis qu'on s'est aperçu des richesses archéologique» que renfermait le sol, on s'est mis, avec une ardeur sans égale, à le fouiller de toutes parts. Pas de oontréie qui^ n'ait conservé quelques traces de. l'indufitrie humaine; pas de coin de terre où ne se soit mised.éjà la bêche de l'homme de science, où elle n'aille tiientdt se mettre.
Depuis les sables de l'Asie et de l'Afrique jusqu'aux tourbes et aux marais de la Suisse, jusqu'aux landes de la Bretagne, jusqu'aux fondrières de l'Italie, partout on creuse et l'on découvre. Les gouvernements eurppéens' rivalisent entre eux dans cette recherche, et les particuliers eux-mêmes, à leurs risques et périls, entreprennent parfois et exécutent des œuvres devant lesquelles les gouvernements peut-être auraient reculé.
Il semble que nos générations, ardemment poussées par le désir de retrouver la moindre trace laissée par celles qui les ont précédées sur la terre, aient pris pour devise les vers du^ète:
Je ressusciterai les cités submergées
Et celles dont le sable a couvert les monceaux.
Remettre sous les yeux le spectacle d'un travail si actif à la fois et si heureux, c'est montrer combien il serait difficile de donner même un résumé rapide de tout ce que comporte le titre de notre volume : Les villes retrouvées. Nous n'avons pu guère que suivre les grandes lignes, laissant aux savants spéciaux le soin d'entrer dans les détails de leurs curieuses investigations.
Les civilisations classiques elles-mêmes, comme la Grèce, l'Asie Uineure, les lies de l'Archipel, l'Italie, seraieivt aisément encore l'objet d'un volume pareil à celui-ci ; c'est avec regret que nous avons dû passer
chr PainnTe. àir Il8ali»£à ei 4e P<fltn éas le désert, les beaux resuilols qu'uiit fm^àtiiu ie» —rrliri lecheFctiet de ft. Sc^kiitinaïui à Myoèsei^ œUes de M. CwafKUM»^ à hitàatu^ «eikib 4k MML Binchfpy et Itoîîrhfr a L»i}Ti4«ie. i'iKiMi Ml cBcore, les j*wsau auMsçaienl la Àècmvale d'iue B^ariHe liile '■îiipy éam ifii. diaHiff«> ÎDCiiUes 4e la Poiulle^
Ce ii'«it pas iii iiliM'iit le ■iiîf MwfnrI de dm Kuiîefi gu iâfUTBàrhil mij Ir asalîêre à de oonveain tsioniifiBMBls: les tores Btames JTtftn—WTà aos aacétres ou liaasm SBédÂtemDèBa £ «oireat inpowid'iinî pour nom- if^'ir une iboïsmib bui boîos ifciiadmtf 11 q'y a pa£ liiefi itgigVfii Mike \e^ prpdigieBsesndBes des vîlta iJinH'i^ ont aif^ins »i monik «irepèfl» yi'ea df han det c;Tlasili4iMs ûitiÉ, iH«Bs ««BaîfltMM le gndncl déve- Àoiif«n}t*ziL se sont derekippées, et se Mal aaits BB Iî»ka1 autre sess, des ci«iliïïitoaas étranges art «ipniil, alMuidanU andaciesx, qui défraie toales ma jât*es ea matière d'eftàièUfae.
L'XnÈtnqat die ■jP'f , y aaî ye « jeane cflntinpnt t, Dt*i25 a |irc*aiiit des ruines disses d'étude. La aussi des v.^jes (ini t*lé retrauvéct. Les anciens peuples da Pérou K dt' 1 AiDerique centrale ont poussé loin les progrès Q£- TiDdu^tne iîLiDaiae.
Les Incas avaksit leur capîlak à Cuaoo et étendaient UDf autorité sans h&nut sar un peuple organisé comme une rD:'.t>e d akieilles. Tôut le pays était taillé sur un Tial: on uz:i:-:»rme^ Toute fone et tante action découlait àe \h ftuissanoe royale et diwine. enfennée dans les eDrei..tt^ caDceDiiiques de Coco. L*areliitecture était cycj.-tfieerjïe^ la dêoôralion pompeuse, le luxe inouï.
Iu.n> lAniieTiTiie centrale, la cÎTilisatîon axièque ne tut pas iDc»ins bhllante. « Les ans et Tindustrie avaient
l> ÙK cfvw: q^'il «arit de la Titte de Sipaatam doot parient Stra-
acquis un grand développement dans ces régions. Lia pdterie» Torfèvrerie, la bijouterie donnaient des produits qui font encore notre admiration. On tissait, teignait, peignait des étoffes superbes. Au moyen de plumes d'mseaux, non seulenlent on composait des ornements très originaux, mais des artistes faisaient de Téritables mosaïques dé toute beauté. On sculptait et façonnait le bois de façon à garnir ieis habitations de très beaux meubles. Le mobilier était d'ailleurs très confortable et très complet déjà ; et Ton aura une idée du rafiinement de ces Américains quand on saura qu'ils usaient de miroirs polis, en métal ou en pierre brillante, de cuillèi'es et de couteaux en mangeant, d'écrans pour se ga^rantir de l'ardeur du feu, de parfums et de bien d'autres objet de luxe.
« Tandis que la cabane du pauvre et de l'homme du peuple était en bois, en roseaux ou en briques crues, recouverte de chaume ou de feuilles de palmier, les palais des grands étaient de majestueuses constructions de pierre, aux portes et aux murs couverts de peintures, de sculptures et de bas-reliefs étonnants, d'un art très original.... Les temples étaient aussi d'une architecture puissante. Les villes abandonnées du Yucatan et de Guatemala, Palenqué, Copan, les débris des grands monuments de l'Anahuac, sont les témoins de cette antique et grandiose civilisation ^ »
On le voit, le champ est vaste. L'histoire de la vieille humanité a beaucoup à apprendre encore.
L'importance des études archéologiques est apparue maintenant dans son plein jour. C'est par elles seulement qu'on parviendra à compléter le cercle des recherches entreprises pour reconnaître quelle fut la vie de nos aïeux.
Et cette étude n'est pas vaine ; il ne faut pas dire
i. Girard de Rialle, ïjes peuples de V Afrique et de V Amérique ^ p. 170.
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comme le poète anglais : t Les morts sont morts, pourquoi troubler leurs cendres ! • Il est bon au contraire de s'instruire de leurs exemples et de s'intéresser à leur gloire. Cest à leurs travaux inconnus que nous devons ce qu'il y a aujourd'hui de bien-être et de vertu sur la terre.
Le résultat atteint, si évidemment supérieur aux premiers essais des peuples enfants, donne an moins cette conviction consolante qu'aucun travail n'est superflu, que si le but échappe, du moins on marche, et que notre peine n'est pas en vain.