‹ Les virusChapitre 70 sur 125 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

portance des prescriptions de Thygiène et surtout s'il n'avait pas à lutter contre l'inertie ou l'incurie des personnes le plus intéressées à suivre ses prescriptions. Là où la résistance des individus est réduite au minimum, l'amélioration est saisissante. Ainsi, dans le rapport adressé en 1889, à M. le Président de la République, sur l'état sanitaire de l'armée française, M. le ministre de la guerre constate avec une satisfaction non dissimulée que la mortalité avait diminué d'un tiers dans les rangs de l'armée, depuis dix ans, bien que les troupes reçussent, à partir de cette époque, un plus grand nombre de recrues et des hommes plus jeunes, moins robustes et, par suite, plus aptes à l'éclosion des maladies épidémiques.

Après cette déclaration encourageante pour les bactériologistes, instructive pour les pessimistes et les incrédules, il me serait difficile de procurer au lecteur une impression plus rassurante pour son patriotisme.

Cependant j'ajouterai que tous les progrès déjà réalisés et qu'on réalisera en médecine et en hygiène par l'appHcation des connaissances sur la physiologie des virus doivent être un motif de satisfaction pour l'honneur national, car la France a pris une très large part, pour ne pas dire plus, au mouvement scientifique qui les a préparés.

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