‹ Les vitrauxChapitre 62 sur 67 · CARTON PAR GRASSET · texte numérisé non relu

CARTON PAR GRASSET

VITRAIL PAR CAUDIN.

(Musée des arts dccor.itifs.)

tation est sans charmes, Tensemble vous laisse froid et ne rappelle pas encore la magie des anciennes verrières; et, cependant, il y a là des moyens d'exécution supérieurs à ceux des siècles passés et avec lesquels un artiste de ces époques eût créé des merveilles ^ » L'Allemagne ne réussit pas constamment dans ses verrières. Au collatéral sud de la cathédrale de Cologne, de grands vitraux ne subiront point à leur avantage répreuve d'un examen un peu attentif, et encore sont-ils supérieurs à ceux d'Aix-la-Chapelle, exécutés d'après les cartons du fameux Cornélius : « Jamais, pour ma part, dit Lassus, je n'ai rien vu de plus dur, de plus papillotant, de plus étrange; il semble que l'artiste n'a jamais vu de vitraux -. »

En France, c'est de Choisy-le-Roi que nous vint le progrès. De sa verrerie, Bontemps traça aux peintresverriers la voie que ceux de Sèvres auraient dû ouvrir les premiers. De 1809 a 1823, Mortelègue, fabricant de couleurs, faisait peindre de grandes vitres ^ qui ne parurent pas totalement dépourvues de mérites à Langlois, juge compétent, mais indulgent auteur de V Essai historique sur la peinture sur verre^ livre plein d'aperçus judicieux et attachants; les verriers Paris et Leclair, de 1823 à 1825, obtenaient des résultats presque estimables. Toutefois, pour nous en tenir aux colorations, elles restaient fort pâles et ternes; les

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