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Émeric David, Hist. de la peiiUiire

i8 LES VITRAUX.

verres teints. A l'aide d^oxydes métalliques, le verre temt reçoit sa coloration en pleine fusion, dans la masse. Connu des Romains, des Gaulois, des Grecs, plusieurs siècles avant Père chrétienne, des Egyptiens, on en faisait des objets de petites dimensions, des contrefaçons de pierres fines et précieuses. Plus tard, quand on fut parvenu à le fabriquer en feuilles diversement colorées, après avoir fractionné celles-ci en petites pièces, on forma des mosaïques translucides qui remplacèrent avec avantage les pierres spéculaires aux fenêtres, et une telle nouveauté put, non sans raison, émerveiller les foules. Lui, le verre peint, est coloré seulement à la surface, conformément aux besoins d^une composition d'ornements ou de figures, et la cuisson fixe d'une façon durable les couleurs à la vitre. On saisira la différence des systèmes sans insister davantage. Donc, aucun doute n'est permis, l'art de peindre le verre n'était pas inventé lorsque furent bâtis et ornés les plus anciens temples chrétiens d'Orient, d'Italie et de France, En pouvant disposer, eût-on manqué de mettre en œuvre ses ressources, autrement étendues et intéressantes que celles des verres teints? Le verre teint est le point de départ du vitrail. C'est dans le décor des basiliques que le vitrail trouva ses premières applications, qu'on va le voir réaliser ses progrès.

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