‹ Les vitrauxChapitre 8 sur 67 · Litt · texte numérisé non relu

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fleurs du printemps ^ .» — Avant Prudence, saint Chrysostome et saint Jérôme avaient parlé des verres colorés qui décoraient les chapelles et les églises-. — Au commencement du siècle précédent s'élevait à Rome, sur les ruines du cirque néronien, la basilique de Saint-Pierre, embellie, au dire d'Anastase le Bibliothécaire, de vitrages diaprés de couleurs éclatantes % et selon Lactance, mort avant que fût entreprise la construction de rédifice souverain, les vitres colorées aux fenêtres étaient, de son vivant, sinon d'un usage habituel, du moins déjà florissant^.

Mais, à Saint-Jean-de-Latran, à Saint-Paul-horsles-Murs, à Saint-Pierre, à Sainte-Sophie, aux basiliques mentionnées par Grégoire de Tours, Fortunat, Apollinaire, c'étaient des verres teints et non des verres peints qui fermaient les fenêtres, ainsi qu'aux églises de Wilfrid et de Benoist Biscop. Les commencements de la peinture sur verre sont postérieurs à Charlemagne. « L'auteur anonyme qui a laissé un traité sur l'art de teindre le verre, celui de le dorer, etc., et que Mabillon et Muratori croient contemporain de Charlemagne, ne dit rien dans son ouvrage qui se rapporte à la peinture sur verre j et il en eût certainement parlé si elle avait été connue de son temps ■'. »

L'observation est très utile et tout à fait judicieuse. Trop fréquemment on confond les verres peints et les

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