‹ Les vivacites de carmenChapitre 2 sur 4 · ALBERIC · texte numérisé non relu

ALBERIC

De Renée au capitaine Lambert.

« Le Clos-Béni, 30 mai 1856.

» Pierre, nous sommes dans des circonstances si exceptionnelles que les rôles en sont un peu renversés.

» Je viens faire un sérieux appel à votre sincérité et à votre honneur. Vos hésitations premières, dont i'ai pu admirer le mobile, tout en le trouvant exa- "géré, deviennent presque offensantes: j'ajoute que, dans le deuil où nous sommes elles sont peu généreuses.

» Tout vous impose de prendre une décision immédiate ; si ce n'est pas uniquement pour ma mère et pour moi, que ce soit au moins pour votre ami, à qui il serait indélicat d'infliger un dé^^ouement prolongé. Il est temps que ce jeune homme reprenne sa liberté: il reste avec beaucoup de bonne grâce, mais cette réclusion ne saurait durer plus longtemps.

» Tout le monde, ici, vous désire... vous attend, venez, je le veux ! puis, si ce n'est pas assez, je vous en prie! - ^

Page 1