IV
vez à me parler que de votre amour , je m'en vais !
— Ah! c'est ainsi!
— C'est ainsi, oui, monsieur.
— Eh bien soit! vous le voulez, j'y consens. Abordons de front et à l'instant même l'explication qu'il faut que nous ayons ensemble.
Diane ôta son mantelet et se rassit.
— J'attends, dit-elle.
— Nous y voici , madame. Depuis votre retour à Paris, je me suis présenté dix fois chez vous... est-ce vrai?
— C'est possible, monsieur. Après?
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— A chacune de ces visites la porte était fermée pour moi. Est-ce encore vrai , cela, madame?
— C'est vrai.
— Par votre ordre , sans doute ?
— Par mon ordre , oui, monsieur.
— Enfin, hier, étonné et blessé de cette conduite à mon égard, je 'vous écrivis, et ce matin je reçus une lettre.
Le comte Roland montra à Diane le billet qu'il avait si longtemps froissé dans ses mains , et il ajouta :
— Cette lettre , la voici , elle est bien de vous, n'est-ce pas?
— Elle est bien de moi , oui , monsieur.
— Vous m'enjoignez dans cette lettre de ne plus mettre les pieds à l'hôtel de Lormois, et vous ajoutez que si malgré cette défense j'osais y retourner, je ne vous y trouverais jamais. Ce que vous vouliez alors, madame la marquise, le voulezvous toujours?
— Toujours, oui, monsieur.
— Ainsi , vous ne m'aimez plus ?
— - Et je rougis de vous avoir aimé ! !
— Ainsi , vous êtes venue ici...
— Pour vous répéter ce que je vous ai déjà écrit, pour vous ordonner d'oublier
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que VOUS m'avez connue.... maintenant je pars.
Diane fit un mouvement pour sortir.
Roland l'arrêta.
— Pardon , madame, lui dit-il avec un calme effrayant. Il ne me convient pas que vous sortiez en ce moment de chez moi.
— Il ne vous convient pas, monsieur ! ! répéta Diane, avec hauteur.
— Non, madame...
— Et de quel droit! !
— J'en ai de positifs et d'incontestables, car enfin vous n'avez point, je le suppose , la prétention de nier que je suis votre amant?