‹ Les viveurs d'autrefois (volume 4)Chapitre 9 sur 30 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Huit jours après la mort de Guillaume Lepicard , Diane succomba aux terribles accès d'une fièvre cérébrale qui ne lui permit point de reprendre un seul instant connaissance.

Le marquis de Lormois, veuf et sans en-

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fants, fut donc forcé,' à son grand regret , de restituer à Denise les deux millions de la dot de sa femme.

Il s'en consola cependant en épousant la fille d'un fermier-général , qui quoique

laide le rendit heureux , etc

( Voyez Molière.)

Le valet Champagne eut maille à partir avec la justice et fut pendu haut et court.

Deux ans après la catastrophe terrible

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qui termine ce livre, une belle jeune femme en robe blanche , promenait dans les allées ombreuses du parc de Cout-Kérieux un 'délicieux petit enfant, rose et blond comme un chérubin.

C'était Denise , devenue marquise de Cout-Kérieux.

A quelques pas en arrière marchait Hector, soutenant les pas incertains du bon vieux Chrysostôme Peritus qui se proposait d'apprendre au fils de son premier élève, le latin, le grec, l'histoire, la philosophie et les sciences exactes.

Durant une série de longues années, Hector et sa charmante femme goûtèrent,

84 LES VIVLURS d'autrefois.

loin de Paris , le plus solide et le plus durable de tous les bonheurs.

Ils s'aimèrent jusqu'à leur dernier jour, et ils eurent beaucoup d'enfants.

Ce qui vous prouve , ami lecteur, que tout est pour le mieux , dans le meilleur des mondes possibles.

Puissiez-vous être de notre avis, en lisant cette dernière page.

LE

TRÈS COURT AVANT-PROPOS QU'iL TAUX LIRE.

Nous devons à nos lecteurs une explication de quelques lignes , à propos de la nouvelle , ou plutôl, de la légende qwe nous avons l'honneur de mettre sous leurs yeux dans les pages suivantes , et qui leur semblera, non sans raison , s'éloigner es-

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seniiellement , quant à la forme , de notre manière accoutumée.

Pour ce qui est des faits, du canevas , de la charpente , nous n'avons rien inventé , nous nous sommes faits seulement les éclios fidèles d'une tradition , populaire à Venise.

Quant à ce qui concerne l'habillage littéraire ^ l'enluminure du récit, si nous pouvons ainsi parler, nous avons conservé autant que possible ce style et ce coloris des mélodrames de la vieille école , qui nous semblait s'ajuster à merveille aux sombres péripéties de cette histoire d'amour et de sang.

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Avons-nous eu tort ou raison? Voilà ce que décideront nos lecteurs.

Dans tous les cas, nous avons du moins le mérite, à défaut d'autres, d'offrir aux amateurs d'origines littéraires la chronique originale et authentique où Fenimore- Cooper, le célèbre romancier américain , a puisé sans doute le sujet de son livre magnifique : LE BRAVO.

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