LA MORALE DE MAXÎMB
La salle à manger dans laquelle Maxime introduisit son liôle était un véritablç chef-d'œuvre de luxe et de bon goût.
Une tenture decuirde Cordoue,£(aufFré
et doré, recouvrait les murailles et, quand nous disons cuir de Corcloue^ nous ne parlons nullement de quelqu'une de ces maladroites et économiques imitations, comme l'industrialisme moderne en fabrique à bon marché pour les gens qui veulent afficher les dehors d'une trompeuse élégance dont l'état de leur fortune les empêche de posséder la réalité.
Sur les dressoirs, qui dataient du règne de Henri III, était placée une fort belle argenterie de famille.
Deux ou trois pièces d'orfèvrerie, d'un précieux travail et d'une valeur considérable, occupaient la place d'honneur.
On remarquait, entr'autres, une coupe
d'argent, ciselée par Benvenuto et donnée par le roi François l^^ à Tun des ancêtres de Maxime.
Les voyages avaient rendu René connaisseur.
Il témoigna vivement toute l'admiration qu'il éprouvait en face de ces somptuosités.
Ensuite il se mit à table, et il fit preuve d'un juvénile et vigoureux appétit.
Le déjeuner s'acheva.
Maxime conduisit René dans un fumoir
tendu de cautil gris, que rehaussaient des
bandes de drap vert.