TECHNIQUE
MÉTHODE DE MAllCIU
Par analogie avec la méthode de Golgi on a l'habitude de ne pas mettre de lamelles couvre-objet sur les coupes pour éviter la diffusion de l'acide osmique ; cependant nous possédons des coupes recouvertes d'une lamelle, qui n'ont pas encore subi de modifications après plusieurs mois d'existence.
L'interprétation des coupes colorées par la méthode de Marchi ne prête à la discussion que dans quelques cas spéciaux; le plus souvent on trouve une dégénérescence compacte, marquée par des granulations noires de volume variable; on peut même suivre le trajet de fibres isolées qu'on retrouve à la même place sur toute une série de coupes. On voit alors combien est peu justifiée l'objection du transport à distance des granulations moléculaires ; en réalité la résorption se fait sur place, les boules noires peuvent être plus abondantes autour des vaisseaux et des capillaires, mais cette disposition ne dépasse pas les limites de la zone de dégénérescence.
On ne doit pas non plus n'attribuer aucune valeur aux fines granulations qui accompagnent les boules plus volumineuses ; ce n'est pas, comme on l'a dit, une imprégnation banale; mais il faut avoir soin, pour s'en assurer, de comparer les régions où on les observe avec d'autres régions en dehors de la sphère d'action de la dégénérescence. C'est ainsi que dans la substance grise du pont nous avons pu observer constamment ces fines granulations autour de la dégénérescence du faisceau pyramidal; elles ne dépassent pas la ligne médiane, et en comparant les deux côtés de la protubérance on acquiert la certitude qu'il s'agit bien de fibres plus fines ou de collatérales. Il en est de même pour la couche optique où l'on observe, à côté de l'altération des fibres radiées, une dégénérescence beaucoup plus fine dans la substance fondamentale. Lorsque la dégénérescence du système des fibres radiées n'atteint que le noyau externe du thalamus, en comparant l'aspect de ce dernier avec celui des noyaux interne et antérieur ou de la substance grise du ventricule moyen, on peut établir approximativement les limites de cette imprégnation moléculaire. Si la couche optique est infiltrée dans sa presque totalité, il est utile de prolonger les coupes par la commissure grise jusqu'à la couche optique du côté opposé ; la comparaison d'un côté avec l'autre est en général très concluante.
On ne doit pas nier cependant que l'acide osmique peut imprégner