‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 111 sur 321 · P. Grasset De l'Orait · texte numérisé non relu

P. Grasset De l'Orait

t. 1" part. c. I, §1, p. 16.

H. C. viiT. art. 2, p. 196.

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alors nous devons, pour le passé, nous accuser devant Dieu, demander pardon, accepter l'expiation ; pour le présent, être confus de notre misère et de notre pauvreté, rougir de nous voir si éloignés de notre divin modèle, si contraires à ce que Notre- Seigneur demande de nous ; pour l'avenir, désirer ardemment sortir de cet état.

D'autres fois enfin, les affections ne sont provoquées ni par les considérations, ni par l'examen ; c'est le trop plein de l'Ame qui déborde et s'épanche ; ou c'est la volonté qui choisit de propos délibéré telle ou telle affection qui lui paraît utile.

Il est tout naturel que l'on commence par prendre les actes qui naîtraient spontanément de la méditation ou de l'examen. Mais il est bon d'y ajouter un ou plusieurs des actes fondamentaux, auxquels la piété chrétienne aime à recourir tous les jours; ainsi nos affections ne seront pas abandonnées aux impressions du moment, elles procéderont d'un choix réfléchi et d'une habitude prise.

§ III, — Affections étrangères au sujet.

Nous allons indiquer les principales à la suite de saint Liguori "• . Il n'est pas utile de faire tous les actes dans une même oraison : il vaut mieux en prendre moins, et les faire plus à fond, insistant sur chacun jusqu'à ce que nous en soyons pénétrés, et

1. Voyez P. Desurmont, Jietour continuel à Dieu et Art divin 4e for. ment.

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