‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 113 sur 321 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

tes choses. Si c'est un grand malheur d'avoir péché, C'est une grande sagesse de faire sortir le bien du mai, de répandre par cette pénitence du cœur le fumier de nos péchés sur notre àme pour y féconder l'humilité, la mortification, la générosité, la haine de soi-même, la fuite de tout ce qui éloigne de Dieu, la reconnaissance pour ses miséricordes, et l'amour repentant. Celui qui a trouvé la componction a trouvé un trésor, et cela est vrai surtout dans un ordre qui a fait de la pénitence l'un de ses buts spéciaux ; la contrition, surtout celle qui naît de l'amour, donne vraiment une âme et la vie à nos austérités. Voilà pourquoi saint Benoît fait de cette confession spirituelle le cinquante-huitième instrument des bonnes œuvres : « Avouer chaque jour à Dieu dans la prière avec larmes et gémissements ses péchés passés, et du reste s'en corriger, » et il y revient avec instance, spécialement au chapitre de l'observation du carême.

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