‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 115 sur 321 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ment que nous ne .iommes rien, que nous ne valons rien, que nous ne pouvons rien sans Dieu ; nous avouerons notre misère avec sincérité, nous accepterons humblement l'humiliation de notre condition. Quelques-unes de nos misères tiennent à notre volonté et, parce qu'elles ofl'ensent Dieu, nous devons les haïr, travailler à les corriger, et, en attendant, nous supporter avec patience. D'autres ne dépendent aucunement de notre volonté, c'est une pure humiliation inhérente à notre condition de créature et d'homme, il n'y a qu'à l'accepter humblement ; ainsi prise elle glorifiera Dieu.

L'humilité ne doit jamais nous faire perdre la confiance, mais seulement la déplacer, l'ôtant de nousmêmes et la mettant en Dieu. Ce n'est pas sur notre valeur, nos vertus, nos mérites ou notre capacité qi^e s'appuie la vraie confiance, c'est sur Dieu seul, sur sa bonté qui nous veut du bien, sur sa puissance et sa sagesse qui sont en état de nous en faire, sur sa patience qui nous supporte, sur sa miséricorde qui nous pardonne, sur sa grâce qui nous aide, sur les mérites de Notre-Seigneur et ses promesses.

Nous ferons donc souvent des actes comme ceuxci : « Seigneur, je suis un pécheur indigne d'être souflert devant vous, un néant incapable de rien faire sans vous ; toutes mes hontes, vous les voyez et je les reconnais franchement ; ce Je buis un homme qui vois ma pauvreté "• , » c'est une grâce que vous

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