s. Aug., De Verbis Dom
CBAPITRB V 163
pourrait déplaire au Seigneur, et s'efforcera de lui être agréable en toutes choses ^. » La charité est une reine à laquelle les autres vertus font cortège, un don swéminent qui ne s'obtient que comme une aumône, celui des trésors célestes que Dieu donne le plus volontiers ; et nous ne l'avons jamais assez puisqu'il peut toujours grandir.
La persévérance finale est aussi une grâce et même le don des dons, c Je conjure le lecteur, dit saint Liguori 2, de ne pas sennuyer de voirque je sollicite sans cesse l'amour et la persévérance. C'est que ces deux dons renferment tous les autres ; et quand on les obtient, on obtient tout j
Parfois ces demandes demeurent générales, souvent elles s'appliqueront à des cas particuliers ; par exemple, si nous sommes poursuivis d"une rude tentation, nous dirons à Dieu : Donnez-moi de vçiincre dans ce combat pour assurer ma persévérance ; lorsque nous hésitons devant un renoncement, nous demanderons à Dieu de l'aimer jusqu'à lui faire généreusement ce saci ifice.
Toutes ces prières sont pour nous, mais il convient de recommander à Dieu TEglise, son chef, ses prêtres et ses religieux, notre maison, notre patrie, notre famille, tous ceux pour qui nous avons quelque obligation de prier, les justes et les pécheurs, lésâmes du purgatoire, etc. Cette universalité dans la prière est la charité en action ; rien ne peut être