CHAPITRE V
nous enseigne que sans Notre-Seigneur nous ne pouvons rien, pas même avoir la pensée du bien, moins encore en former la volonté arrêtée, et la mettre en pratique. Ce point est très important à retenir. Souvent nos échecs sont la punition de Torgueil ; ils devraient en être le remède, hélas ! ils produisent plutôt le dépit et le découragement. Et cependant nos résolutions doivent être pleines de confiance ; quels qu'aient été nos insuccès et nos désillusions jusqu'à ce jour, prenons-en occasion de reconnaître notre impuissance et de ne compter que sur la grâce ; notre espoir ne sera plus confondu, parce que Dieu se penche avec amour vers une âme qui l'invoque humblement ; on n'est jamais vaincu qu'en désertant la lutte, mais on ne l'est assurément pas, tant qu'on s'obstine à se relever et à retourner au combat. La victoire couronnera la persévérance; chaque effort est un pas en avant, chaque reprise de nos résolutions nous rapproche du succès final.
Enfin elles doivent être souvent réitérées. Même bien choisies, elles ne sont pas efficaces si l'on en change trop souvent; ce n'est pas en un jour, ce n'est pas en quelques semaines que l'on peut se corriger du péché dominant, acquérir la vertu dont on a le plus besoin. Il y faut de la persévérance et de la suite. Il convient donc de prendre la même résolution des spmainp? et des mois, aussi lonrîtpmp?! que cela ne devient pas une routine; et si Ion peut en faire l'objet de son examen particulier, on assure le 8UCCÔS en concentrant ieb efforts.
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Remarques. — I. Il est bon de se borner à une seule résolution particulière « qui demeure imprimée dans Fesprit, comme le chasseur ne poursuit pas plusieurs lièvres à la fois, mais s'arrête à un seul *. »
II. — Puisque nos résolutions doivent être efficaces, il faut proportionner le travail à nos forces, et commencer par des choses faciles avant d'entreprendre les difficiles ; autrement, on se découragerait.