CHAPITRE VIII
Méditez à fond cette parole ; car il est souverainement Hiile à une âme qui a de la peine à se recueillir... de savoir qu'il n'est pas nécessaire pour elle de s'élever jusqu'au ciel pour s'entretenir avec son divin Père et trouver auprès de lui ses délices, ni d'élever la voix pour en être entendue. Il est si près de nous qu'il entend le moindre mouvement de nos lèvres, la parole même la plus intime. Nous n'avons pas besoin d'ailes pour aller à sa recherche ; mettonsnou6 dans la solitude et regardons en nous-mêmes, c'est là qu'il habile * ». Que l'âme entre donc avec son Dieu dans ce paradis de son cœur, et qu'elle ferme la porte après elle à toutes les choses du rnonde 2. Si cela paraît difficile en commençant, « non5 dpvonspeu à peu nous habituera nous entretenir avec lui doucement, sans élever la voix, parce que ce Dieu de bonté nous fera assez sentir de luimême qu'il est présent dans notre âme ^ ».
Cependant c'est surtout auprès de N.-S. que la sainte nous convoque, a Cette pratique d'avoir toujours J.-C. présent à la pensée, est utile dans tous les états d'oraison. C'est le moyen sûr de profiter dans le premier, d'arriver en peu de lemps au second (elle veut parler de la quiétude ), et de se prémunir contre les illusions du démon dans les derniers ^. )» — « Un moyen qui vous aidera à vous tenir en la
î. Cheniùi, xxix, '.:, Ibid., XXX.