Sainte Thér., Vie, c. xin
i92 DE l'oraison
ramène sans cesse, de même saint Liguori ; mais nous 1 avons déjà fait remarquer "i, peu importe que notre attrait soit la sainte Enfance, la vie cachée ou publique, la Passion, la divine Eucharistie ou le Sacré-Cœur ; petit ou grand, humilié ou glorieux, c'est toujours Notre-Seigneur ; l'essentiel est qu'on s'airectionne à lui, qu'on s'efforce de lui ressembler et de lui plaire. Chacun est libre de le chercher où il le trouve mieux.
Sainte Thérèse 2 veut aussi qu'on n'abandonne jamais « la connaissance de soi-même... fût-on de la taille d'un géant dans la vie spirituelle... Cette considération de ses péchés et la connaissance de soimême sont le pain avec lequel doivent se manger tous les autres aliments, quelque délicats qu'ils soient ; sans ce pain, on ne pourrait vivre. Il faut cependant le prendre avec mesure ».
Ajoutons enfin que chaque âme a ses besoins et ses attraits et qu'il y a aussi des sujets de circonstance.
II. Mise en présence de Dieu. — Nous avons déjà traité ce point, en parlant de la prière vocale, et de l'entrée dans l'oraison mentale. Nous voulons seulement noter ici quelques pieuses pensées de sainte Thérèse qui compléteront ce que nous avons exposé.
« Saint Augustin nous dit qu'après avoir longtemps cherché Dieu dans les objets qui l'environnaient, il le trouva enfin au-dedans de lui-même.