CHAPITRE IX
sanctifie les peines, élève l'âine au-dessus de la terre et la tient doucefuenl unie à son Bien-Aimé, dans une intimité aussi suave que fructueuse et réconfortante.
Ainsi faisait le Père Balthasar Alvarez, recourant continuellement à Dieu dans toutes ses adaires, pour prendre son conseil, implorer son secours, et suivre sa direction. « Faire oraison, disait-il, c'est élever notre esprit à Dieu, communiquer familièrement, quoique d'une manière respectueuse, de toutes nos affaires avec lui, nous confier en lui plus qu'un enfant ne se confie à sa mère, quelque bonne qu'elle puisse être; lui otlrii tout ce que nous possédons, tout ce que nous espérons, sans en rien téseiver ; lui ouvrir notre cœur, et le répandre, pour ainsi dire, en sa présence; lui parler de nos travaux, de nos péchés, de nos désirs, de nos projets, de tout ce qui occupe notre esprit; enfin chercher près de lui notre consolation, notre repos, comme fait un ami avec son ami qu'il connaît digne de toute sa confiance » *.
1. Vie du P. Ballh. Alvarez, pa.ï Iq\ eu. Louis Dupont, c. xv.