Ste Thérèse, Château, V» deni., c. m
rable qu'un sage appréciateur n'hésitera pas à vendre tous ses biens pour l'acquérir.
Dieu qui répartit la grâce a comme il veut et selon que chacun s'y dispose, et qu'il y coopère *, » c distribue de même ses faveurs quand il lui plaît, de la manière qu'il lui plaît, et à qui il lui plaît ; maître de ses biens, il peut les donner ainsi sans faire tort à personne » ^. — « Il n'est pas obligé de nous accorder en ce monde !es grâces sans lesquelles nous pouvons nous sauver » ^. — Si la contemplation mystique nous est refusée, il peut y avoir des raisons du côté de Dieu qui entend nous conduire à la perfection par un autre chemin. Cependant «il ne désire rien tant que de trouver à qui donner, et ses dons ne diminuent point ses richesses » ^. — Les raisons seront donc le plus souvent du côté de l'homme qui néglige de se disposer et de coopérer. Il nous faudrait chercher un guide, le suivre docilement, embrasser avec générosité l'humilité, l'obéissance, le renoncement, toute notre vie de prière et de sacrifice, qui sont la purification active de l'âme; et cela coûte tant à la faiblesse, cela fatigue si vite notre inconstance. Mille préventions peut-être nous font appréhender les oraisons mystiques comme un épouvantail et nous empêchent de les estimer à leur