‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 17 sur 321 · S. Grég., l. 22, Moi-., c · texte numérisé non relu

S. Grég., l. 22, Moi-., c

t. Cf., i* part., c. n, § n, p. 116.

pieuse, se représenter Dieu dans le ciel, ou Notre- Seigneur dans sa crèche, à Nazareth, pendant sa Passion, sur la croix, etc., et lui parier comme si on le voyait.

Sainte Thérèse ^ , traitant de la prière vocale, (ou plutôt de la prière vocale méditée) et partant de ce principe que Dieu habile dans l'âme juste comme dans un magnifique palais et un petit paradis, préconise ce qu'elle appelle l'oraison de recueillement actif. On ferme les yeux du corps ; et l'âme, ramassant toutes ses puissances, entre en elle-même avec son Dieu ; elle ne cesse de le regarder intérieurement, pendant que ses lèvres récitent les pieuses formules, et bien persuadée qu'il est tout proche et qu'elle n'a pas besoin de crier à haute voix, elle lui parle avec amour et sans bruit comme à son Père, à son Frère, à son Epoux, à son Seigneur. Puisque Dieu est toujours au-dedans de nous, elle exhorte ses Filles à ne pas laisser seule une si auguste compagnie ; elle veut qu'on le regarde en lui parlant ; c'est le moyen d'exciter l'attention, d'enflammer la dévotion et de préparer l'âme à une oraison plus élevée. Elle avoue qu'elle n'avait jamais su ce que c'est de prier avec satisfaction, jusqu'au jour où Dieu lui apprit à le faire ainsi. C'est une méthode qui dépend de notre volonté ; et quand il faudrait passer six mois ou un an à s'y former, on n'y perdrait pas son temps et sa peine.

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