‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 185 sur 321 · Moulée, liv. II, c. IV · texte numérisé non relu

Moulée, liv. II, c. IV

propre » ^. Sait) te Thérèse ditau?siqne, « ponravancer dans ce chemin... l'essentiel n'est pas de penser beaucoup, mais d'aimer beaucoup.. L'âme tjui aime d'un plus grand amour, ce n'est pas celle qui a le plus de goûts et de consolations, mais celle qui est le plus fermement résolue de contenter Dieu en tout, qui a le plus ardent désir de lui plaire, qui fait le plus d'efforts pour éviter de l'offenser 2 »...

2" Le temple est orné ; Dieu s'y plaira, s'il y trouve un religieux silence et l'encens de la prière.

Avant tout, aimons la solitude et le recueillement. Nous n'avons pas le droit de fuir la vie en commun et les occupations que nous impose l'obéissance ; mais, tout en nous montrant gracieux vis-à-vis de nos frères et consciencieux dans nos travaux et nos emplois, évitons de trop nous répandre au dehors, de nous absorber dans les choses extérieures ; sans aller jusqu'à la contention, recueillons toutes les puissances de notre âme pour les tenir appliquées à Dieu. Notre idéal doit être notre glorieux Père saint Benoît, qui, revenu au lieu de sa bien-aimée solitude, seul .sous le regard du céleste observateur, habita avec lui-même 3. Et là, fermant les portes et les avenues de notre âme par le silence, la modestie et le recueillement, faisons-nous un sanctuaire intime tout rempli de Dieu, apprenons à tenir compagnie à IHôte infiniment grand et infiniment aimant qui habite en nous.

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