‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 206 sur 321 · Nuilj liv. I, c. xn · texte numérisé non relu

Nuilj liv. I, c. xn

276 DE l'oraison

^ V. — Conduite à tenir.

Il y a deux choses à faire : accepter avec confiance l'état où Dieu nous met ; agir avec courage pour en tirer parti, soit durant la prière, soit dans la pratique des vertus.

1" Accepter avec confiance. — Dieu nous soustrait les consolations et nous plonge dans une désolante aridité. Voyons d'abord si nous avons provoqué cette épreuve par nos fautes, nos attaches et notre dissipation. Si oui, la peine estjuste, rendons-la salutaire en l'acceptant et nous corrigeant. Si notre conscience ne nous reproche rien. Dieu est un bon père et un sage directeur, adorons amoureu-sement sa volonté ; « espérons en lui sa7is chagrin, il n'abandonne pas ceux qui le cherchent avec simplicité et droiture ^. » il est trop sage pour nous conduire aux abîmes. « Sans jamais renoncer à l'oraison, acceptons même jusqu'au dernier soupir cette désolante aridité et ne laissons point Jésus-Christ porter seul le fardeau de la croix... Nous sommes près du Maître et lui-même est certainement près de nous. Sûrs de lui plaire, n'ambitionnons pas d'autre contentement... Qu'il nous conduise par où il voudra ; nous ne sommes plus à nous, mais à lui. Le véritable amour ne consiste pas dans les larmes et les douceurs : il se prouve en servant le Seigneur, avec force d'âme et humilité. Le trouble enlève, avec la liberté d'esprit, le

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