Voir 2« part., c. rx, art. vi, p. 22i
25'8 DE l'oraisoM
nous attire au repos intérieur. Dans les moments où la puriiication passive serait interrompue, les oraisons communes redeviennent possibles, il y faut revenir ^. Dieu nous met-il dans l'impuissance de méditer pour verser dans notre âme cette connaissance amoureuse qui fait le fond de la contemplation, acceptons en toute confiance ; ce n'est pas un désœuvrement, cette attention très simple, ce regard intérieur fixé sur Dieu, ces mouvements d'amour, d'humilité et autres semblables, qui portent l'âme vers Dieu. Notre occupation ne se traduit point par des expressions et des phrases, elle est réelle cependant ; et Dieu qui voit le fond des cœurs, comprend ces hommages silencieux 2. Évitons alors tout ce qui peut gêner l'action de Dieu. Que l'âme cesse, en ce moment, de méditer ; d'ailleurs, « le voulût-elle, qu'elle ne le pourrait pas. » Qu'elle s'abstienne aussi de rechercher avec attache la saveur et la ferveur sensibles, de faire des actes trop multipliés ou trop compliqués. « Ce serait créer un obstacle à l'agent principal qui est Dieu, lequel, secrètement et avec calme, répand dans l'âme une connaissance et une sagesse amoureuses... Qu'elle prenne une attitude presque passive, — se tenant dans une attention pure, simple et amoureuse, comme le ferait une personne qui ouvre les yeux pour regarder avec amour... Si Dieu la soumet pour un temps à former