‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 222 sur 321 · Montée, liv. II, c. XV · texte numérisé non relu

Montée, liv. II, c. XV

mencer dans la méditation et aboutir à la contemplation. Puis il vient un temps où la grâce est donnée toujours pour contempler, jamais pour méditer ; chaque fois qu'on fait oraison, c'est par ce regard simple et amoureux ; on possède alors l'habitude parfaite de la contemplation, on y entre comme à son gré.

C'est une contemplation manifestement surnaturelle. Dans toute oraison, il faut Dieu et l'homme, la grâce et la coopération : si la contemplation est acquise, l'action de Dieu demeure cachée, nous la connaissons par la foi et la prouvons par le raisonnement ; dans les oraisons mystiques, elle est manifeste, on la sent, c'est un fait d'eocpérience. — Sainte Thérèse ne perd aucune occasion ^ de rappeler que la contemplation mystique est surnaturelle, entièrement surnaturelle, manifestement surnaturelle ; elle l'affirme dès la quiétude.

Or, « elle appelle surnaturel, ce que nous ne pouvons acquérir par nous-mêmes, quelque soin et quelquediligence que nous y apportions. A cet égard tout ce que nous pouvons faire, c'est de nous y disposer, et c'est un grand point que cette disposition » 2, Parlant ailleurs de l'oraison de quiétude, la sainte ajoute : « De même que nous ne saurions ni faire venir le jour, ni empêcher la nuit de prendre sa place, de

1. Cliemin, xxvi, xxxii, etc. — Vie, c. xn, xiv, xv, xvii, xx, XXI, XXII, XXIII, XXIX, etc. — Château, 4» dem., c i, 11, m, 5« dem., c. i, etc.

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