CHAPITRE III
nous ne pouvons rien et avec laquelle nous pouvons tout. Mais nulle part on ne la demande aussi bien que dans l'oraison, quand la méditalion nous en a fait sentir le besoin et que le cœur s'est embrasé dans les saintes affections ; nous avons alors l'éloquence du pauvre qui sent sa misère, et la prière jaillit comme un cri des profondeurs de l'âme. C'est là que nous sommes plus forts pour faire violence à Dieu, qui veut être prié, qui veut être contraint, qui veut être vaincu par une espèce d'importunité * .