Amo\,r de Dieu, liv. VII, c. VI et vn
2. P Mevnard, Mystique, liv. III, c. m. d'après Bei:oil XIV. S. S. Thér. Vie, \ix, xx, xxi. — Château, 6»dem., c. (V et
eniv. — i?» Jlel. au P. Alv., jtass'mi.
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le temps à réparer les forces du corps par la nourriture elle sommeil. Ce n'est pas seulement un parfait détachement d'esprit ; mais ici Dieu semble vouloir que le corps lui-même en arrive de fait à ce détachement absolu »,
Le quatrième est « une admirable connaissance de Dieu, de soi-même et des choses de la terre. Dieu nous donne une idée plus haute de son incompréhensible grandeur ; l'âme éprouve une vive douleur et une profonde humilité en voyant son impuissance, son indignité, son néant, et ses fautes ; les choses delà terre lui semblent dignesd'un souverain mépris ».
Le cinquième est une ardente soif de voir le Dieu vivant, et un désir anxieux de la mort. Le sixième est cette torture d'amour, aussi douloureuse que délicieuse, que nous avons décrite plus haut en parlant des purifications passives. Le septième est « une jubilation excessive que Dieu envoie à l'âme de temps en temps, qui dure quelquefois un jour entier, et dont elle ne peut comprendre les étranges transports : alors dans l'excès de sa joie, l'âme oublie le reste, s'oublie elle-même, et ne saurait ni s'occuper ni parler que des louanges de Dieu ».
Vraiment sainte Thérèse avait bien raison de dire : « Si l'ori pouvait avec les richesses acheter le bonheur dont je jouis, je les priserais extrêmement ; mais je vois au contraire que pour obtenir ce bonheur, il faut renoncer à tout ». Elle ajoute ailleurs que cla terre qui porte ces fruits doit bien rarement manquer d'être profondément sillonnée par les souf-