Cfioîeau, 5» dem., c. i et ii
parmi les humains ». Cette vue est presque ininterrompue jusqu'au milieu des occupations extérieures: même en faisant l'œuvre de Marthe, avec plus de facilité qu'auparavant, l'âme goûte le repos de Marie ; toutes les foisqu'elley pense, elle jouit de la coml);)jjnie de son divin Époux ; si elle cesse d'y être allentive, lui-même la réveille^.
Il y a ici quelque chose qui vaut infiniment mieux encore que ce sentiment continuel de la divine présence, a c'est une transformation totale de l'âme en son r5ien-Aimé, transformation dans laquelle... Dieu élève l'âme au-dessus d'elle-même, la divinise, et La rend, pour ainsi parler, Dieu par participation, autant du moins que la chose est possible en ce monde » ^ . — La grâce sanctifiante nous a déjà fait participer à la nature et à la vie de Dieu, d'une façon aussi réelle, mais inconsciente. Ici l'âme ne peut douter que la sainte Trinité est en elle, lui communiquant la vie divine, l'aidant à en faire les actes. « Elle voit clairement par certaines aspirations d'amour, secrètes, mais très vives, que c'est son Dieu qui lui donne la vie, qu'il est en elle comme une eau vive qui l'arrose, que c'est lui qui lance les flèches dont elle est blessée, qu'il est la vie de sa vie, et le soleil dont la lumière se répand de son intérieur sur toutes ses puissances » ^.