Phil., MI
46 DE l'oraison
Saint Antoine abbé restait toute la nuit en oraison, et se plaignait que le jour vînt trop tôt interrompre ses entretiens avec Dieu. Sainte Rose de Lima en faisait douze heures quotidiennement. Saint François de Borgia y passait huit heures, et demandait « par grâce encore un moment ». Saint Philippe de Néri y employait des nuits entières. Le P. Torrès imposait aux religieux qu'il dirigeait une heure d'oraison le matin, une seconde heure dans la journée, une demi-heure le soir, sauf empêchement. Après avoir cité ces exemples, saint Liguori ajoute : « S'il vous semble que c'est trop, je vous conseille au moins de faire une heure d'oraison outre celle de la communauté ^. )).I1 est vrai que nous avons beaucoup d'autres pieux exercices, mais nous sommes contemplatifs de profession ; « ne nous laissons surpasser par personne dans l'amour de Dieu, tandis que nous sommes plus obligés que les autres à l'aimer *. » Le monde a tant besoin de nos prières !
Terminons par un avis de saint Pierre d'Alcantara : « Le serviteur de Dieu doit se ménager des moments, «jù, toutes occupations même saintes cessantes, (avec les permissions voulues), il se livre sans partage aux exercices spirituels, et donne à son âme d'abondantes réfections qui réparent les pertes journalières, et lui procurent des forces nouvelles pour avancer encore. Si cela est vrai des jours ordinaires, combien plus des grandes fêtes, et des moments de