‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 83 sur 321 · Cf. l"pait., c. IV, p · texte numérisé non relu

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aussi miséricordieuse quejuste, punit nos faiblesses et nous rappelle au devoir; adorons avec soumission ses paternelles rigueurs, etne boudons point comme des otgueilleax impénitents. Peut-être Dieu veut-il simplement nous maintenir dans le délachement et l'humilité, s'assurer de la solidité de notre foi , mettre à l'épreuve la constance de notre dévouement, la force de notre volonté, le désintéressement de notre service. Peut-être est-ce le prélude de plus grandes grâces .Quoiqu'ilensoit,nedoutons jamais du cœur de noire Père, <f il nous corrige parce qu'il nous aime » '• Loin de quitter l'oraison, occupons-nous avec courage; le soldat demeure à son poste malgré le danger et la fatigue, le laboureur reste courbé sur son sillon malgré l'inclémenceduciel . Pvien demoins inquiétant que ces impuissances de l'esprit et ces désolations du cœur, quand l'âme aie courage ou d'en supprimer les causes volontaires, ou d'embrasser sa croix avec amour, et de s'occuper avec une patiente énergie. Pendant de longues années, sainte Thérèse chercha vainement un peu de consolation dans la prière ; eiïa persévéra cepeudaui, et Dieu, pour la récompenser, l'inonda de ses faveurs et l'éleva jusqu'aux sommets de l'oraisonetde la perfection. Notre-Seigneur daigna lui dire un jour avec l'accent de la plus tendre affection: « Ne t'afflige point, ma fille; les âmes, en cette vie, ne peuvent être toujours dans le même état; tantôt tu seras fervente, et tantôt sans ferveur; tantôt dans la paix, et tantôt

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