St Franc, de Sales, Vie dév., 2* paa-t,, c. li. î. Ibid
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sacrée, comme si elle était auprès de nous, ainsi que nous avons coutume de nous représenter nos amis^ » On peut se le figurer dans sa crèche, son enfance, sa vie cachée ou publique, sur la croix ou parmi les splendeurs de sa gloire, suivant ce qui nous fait le plus de bien, pourvu que ce soit sans contention ni violence, et que nous ne confondions pas les réalités de la foi avec les créations de notre imagination. On peut aussi se servir d'une statueou d'une autre image pieuse pour arracher notre âme à la terre et la fixer en Dieu.
Mais quand nous faisons notre oraison devant le saint Sacrement, la manière la plus naturelle sera de lever les yeux sur le tabernacle. Gela suffira aux pi us avancés pour les fixer amoureusement en « Celui qui se tient derrière la paroi, voyant par les fenêtres, regardant par le treillis 2 ». C'est leur Bien-Aimé, leur Dieu, leur Tout ; ils le contempleront, ils l'aimeront. Quant à ceux qui commencent ou qui avancent, ils ont besoin de ranimer leur foi par de pieuses considérations. « Il est là, je ne le vois pas, mais j'en suis plus sûr que si je le voyais de mes yeux, car ma foi me le montre. Il a les yeux sur moi pour suivre tous les mouvements de mon âme et sonder les dispositions de mon cœur. Il voit comment je compose mon corps dans la modestie, mon esprit dans le recueillement, ma volonté dans la dévotion. Il me connaît mieux que moi-même et je ne puis