‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 93 sur 321 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

charbon ardent», et alors je serai moins indigne de converser avec vous. »

On peut réciter le Confiteor.

Comme N.-S. est notre médiateur de religion, il est bon de nous unir à lui, par ex. de cette manière : c Seigneur, je ne mérite pas que vous fassiez attention à moi ; mais vous ne pouvez rejeter ni la prière de votre Fils ni ses mérites. Or, il vous a prié pour moi, et maintenant encore, au ciel et au saint tabernacle, il vous offre ses hommages, faisant parler pour moi ses lèvres et son cœur, ses travaux passés avec ses larmes et son sang. Il vous adore, il remercie, il implore miséricorde, il sollicite des grâces pour moi. Tout ce qu'il vous dit, je vous le dis ; tous ses hommages, je les fais miens en m'y associant d'intention. C'est en me réclamant de lui, en le tenant par la main, en m'abritant sous ses mérites, que j'ose )ne présenter devant vous, avec la confiance d'être exaucé. »

III. Il faut nous reconnaître incapables de faire 9raison par nous-mêmes et invoquer le Saint-Esprit.^

c Seigneur, je ne suis pas capable d'avoir une bonne pensée comme de moi-même, mais la capacité m'en vient de vous ^. >> Je ne puis ni arrêter mon esprit, si vous ne le fixez ; ni élever mon cœur, si vous ne l'attirez ; ni vous aimer, si vous ne m'en-

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