Il Cor., m
134 DE l'oraison
flammez ; ni prendre de bonnes résolutions, moins encore les mettre en pratique, si vous ne me donnez le « vouloir et le faire "^ ». Je renonce donc à mes pensées qui ne sont pas capables de me guider en ce qui regarde mon salut, à mes affections qui tendent ordinairement vers le mal. Venez donc, ô divin Esprit, ayez pitié de mon indigence, je me livre à vous pour faire mon oraison dans vos lumières, par vos mouvements et sous votre conduite ; venez éclairer mon intelligence, embraser mon cœur et convertir ma volonté, afin que mon oraison profite à votre gloire et à mon avancement spirituel ».
N. B. — Ces derniers mots ont pour but de nous rappeler la pureté d'intention qu'il faut porter à l'oraison, si on veut y chercher Dieu et non pas se chercher soi-même. Le P. Grasset ^ dit très justement : « Disposez-vous à passer ce temps (de l'oraison) ou dans les lumières ou dans les ténèbres, ou dans la consolation ou dans la désolation, sans chercher d'autre consolation que celle de faire la volonté de Dieu. Cette résignation est importante pour recevoir ses grâces et demeurer tranquille dans tous les états où il vous mettra. Si vous sortez content de l'oraison, après avoir fait ce que vous avez pu, c'est une marque que vous y êtes entré avec une intention pure ; si vous en sortez triste et abattu, c'est une marque que vous y avez cherché votre satisfaction et non pas celle de Dieu ».