S. Franc, de Sales. Vie dév., 1* p., c. rv
subtilité, et faire a en sorte que notre esprit ne soit pas beaucoup travaillé à faire des inventions * ». Car si ces représentations ne naissent pas comme d'elles-mêmes et sans effort, il vaut mieux se borner à un simple souvenir de son sujet.
Moyennant ces restrictions, la composition du lieu ne peut fatiguer l'esprit, elle fixe l'imagination en l'enfermant dans un sujet qui l'occupe agréablement, on l'empêche ainsi de s'échapper çà et là ; ou si elle divague, il suffira pour ia rappeler de recourir à la même représentation mentale.
A ce prélude, saint Ignace en ajoute toujours au moins un autre où « l'on demande la grâce, non plus en général celle de bien méditer, mais une grâce spéciale, conforme aux fruits qu'on désire retirer de la méditation. On demande lumière et force : lumière pour connaître, force pour vouloir et accomplir. — Enfin, lorsque le sujet est un trait historique, saint Ignace veut qu'avant les deux préludes dont nous venons de parler, on se rappelle brièvement le trait dont il s'agit, c'est un troisième prélude - ».
Ces préludes n'étant pas exigés par toutes les méthodes, rien n'empêche de les laisser s'ils embarrassent ; nous avons cru devoir les mentionner pour ceux qui aimeraient à s'en servir. En résumé, toute la préparation immédiate peut se borner à se mettre en la présence de Dieu, à l'adorer humblement, à