‹ Les voies de l'oraison mentaleChapitre 99 sur 321 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

pouvons considérer : on les dispositions de son cœur touchant l'humilité, ou les paroles qu'il en a dites, ou les actions qu'il en a faites ; c'est ce que nous pouvons considérer sur toutes sortes de sujets. — 2» Lui rendre nos devoirs ; or il y en a six principaux auxquels on peut ordinairement s'arrêter : adoration, admiration, louange, amour, joie, gratitude... Voilà les six principaux devoirs d'une âme religieuse, non pas qu'il soit nécessaire de les faire tous à chaque oraison, maiis tantôt on peut s'arrêter aux uns et tantôt aux autres, suivant l'attrait du Saint- Esprit, et suivant que nous nous en trouvons occupés. — Que si nous méditons sur quelque mystère douloureux, comme sur la Passion de Notre-Seigneur, alors on pourrait, au lieu des sentiments de joie, se laisser aller à ceux de compassion t> "•.

Rien n'est plus juste que de s'en référer en tout à Notre-Seigneur, puisqu'il est la règle et le modèle de la vertu. Ces actes nombreux peuvent paraître compliqués, cependant l'habitude les rend faciles ; après tout, nous les mentionnons comme facultatifs; c'est à chacun de voir s'ils l'aident ou l'embarrassent, s'il doit s'en servir ou les laisser.

§ II. — Des considérations. — Leur rôle et leur étendue.

Vient ensuite la méditation proprement dite où l'on envisage son sujet en lui-même par des consi-

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