Tronson, Manuel du Sém., entr
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déralions, en nous })ar un examen. Voyons d'abord Je rôle des considérations et l'étendue qui leur convient, nous examinerons eûsuite la manière [)ratique de les faire.
Leur rôle est de fortifier à la longue l'esprit de foi et d'introduire immédiatement les affections, demandes et résolutions.
Tant que l'on n'a pas commencé à pratiquer la méditation ou ses équivalents, la croyance est correcte, mais elle a peu d'action sur la vie, parce qu'elle demeure à la surface de l'âme et n'en pénètre pas les profondeurs. Si l'on pense aux grandes vérités de la foi seulement de loin en loin, elles n'ont qu'une influence passagère, le reste du temps elles sont comme si elles n'étaient point.
Une longue pratique de la méditation les remet sans cesse devant notre esprit, les fixe dans notre mémoire, nous oblige à tourner et retourner ces vérités dans tous les sens, à les scruter pour les bien saisir, à nous en pénétrer. Peu à peu nos convictions deviennent ainsi plus profondes et plus vivantes ; elles acquièrent une action continuelle et vraiment efficace sur nos pensées, nos paroles, nos résolutions, nos œuvres et nos souff'rances ; la foi devient l'esprit de foi qui anime toute notre vie et lui donne l'être surnaturel, comme l'âme communique la vie naturelle et l'action au corps.
Ce premier travail de la méditation demande des années et ne donne ses fruits que progressivement. Il peut être suppléé par les équivalents de l'oraison discursive, la lecture bien faite produit à peu près