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LES FREINS. 207
électrique, tel qu'il est disposé actuellement par M. Achard, et essayé sur le chemin de fer de TEst.
Les courants sont produits au moyen de deux piles Planté, chargées chacune par trois piles Daniel ren formées dans les fourgons (fig. 86), ou à Taide d'une machine Gramme, comme nous le disions plus haut, et ils sont transmis par deux fils parallèles L régnant sur toute la longueur du train, et amenés ainsi jusqu'aux appareils à freins de chaque voiture.
Ceux-ci se composent d'électro-aimants A (iig. 85 et 86), de forme tubulaire, montés en dérÎAation, qui entrent en action dès qu'on ferme le circuit.
Chaque électro-aimant forme une sorte de pendule suspendu devant un manchon en fer B, placé sur Tun des essieux de la voiture, et il se trouve fortement altiré par eelui-ei aussitôt qu'il est aimanté sous l'action du courant. En arrivant au contact, ce pendule qui est muni de frettos de friction, participe dès lors, par adhérence magnétique, au mouvement de rotation de celui-ci, les chaînes dont il est muni s'enroulent autour de l'arbre A, et agissent sur les grands leviers (M] qui se soulèvent et appli([uent les sabots D contre les jantes des roues.
Pour desserrer les freins, il suffit d'interrompre le courant, rélectro-aimant abandonne alors l'essieu, les chaînes se distendent, et les sabots reviennent à leur position première.
Le contact en dérivation entre le fil de ligne etl'électro-aimant pendulaire est établi à l'aide de deux ressorts à lames, et on a interposé de même des ressorts spéciaux en fixant au châssis les chaînes des sabots afin d'amortir l'infiueace des vibrations.
On remarquera sur la figure que toutes les roues sont pressées par deux sabots à la fois, cette disposition qu'on ne doit jamais négliger dans l'installation des freins a pour but d'éviter toute poussée latérale sur les coussinets des essieux
Baclk. ~ VoiuB tcrréus.