‹ Les voitures versees, opera comique en deux actes;Chapitre 4 sur 59 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

TOUS

C’est un pays charmant V raiin. ui ! vraiment !

Pour l’air, le maintien , le langage,

Rien n’est aussi bien qu’à Pans.

Et pour un homme sage Qui veut suivre l’usage ,

11 est certes dommage De vivre loin de ce d.vin pays.

DORMKU1L.

Ah çà , mon cher , mon aimable Florville , mon ami , mon cher ami , ne vous gênez pas. Après le déjeuner, liberté toute entière. Nous nous retirons pour nous occuper, chacun selon son goût , des sciences et des arts , ou d’autres choses. Je sais que vous aimez lâchasse; en conse'quence , mes chiens, mes lièvrfcs et mon garde sont à votre disposition. Revenez de bonne heure; avant le dîner, nous aurons le billard, où je suis d une certaine force , et ce soir la musique : je tiens le piano comme un professeur. Je vous attends ensuite à*lecarté , que vous distillez , dites-vous : c’est l’expression de Paris ; nous verrons ca !

FLORVILLF,.

Eh bien ! monsieur , nous verrons. Oserai-je cependant vous demander si ma chaise est bientôt raccommodée?

DORMEUIL

Non, mon ami , mon cher ami.

E L IS E, à part.

Ah ! tant mieux !

DORMF.UIL.

J’ai le bonheur d’avoir ici des ouvriers très-

habiles; mais, quand il y a de l’ouvrage pour deux jours , ils en mettent quinze , et je v n ai rien à dire, c’est comme à Paris.

FLORVILLE

C'est que je crains d’abuser de l’obligeante hospitalité...

' DORMEUIL

Pas du tout , mon ami , pas du tout ; plus vous resterez , plus vous me ferez plaisir , ainsi qu’à

mes nièces Un Parisien ! Comment donc !

cent fois trop heureux , trop flatté ! Demandez à Élise.

ÉLISE

Oh ! monsieur , certainement

A II MA ND, à part.

La coquette !... comme elle le regarde !

Adieu donc , monsieur.

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