ACTE II, SCÈNE IX
ÉLISE , à part.
M. de Florville ne m’a seulement pas écouté !' il n’est occupé que de sa coquette î
DO K MEUIL , à Florville.
Eh bien ! monsieur le railleur , qu’en ditesvous ? Nous avons , comme cela , des trésors que nous laissons enfouis, par préjugé; mais je tiens à nos vieux airs nationaux, et je prétends les remettre à la mode.
t M" 1 . DE MELVAL.
Il vous suffira de les chanter.
DORMEUIL
Trop bonne ! J’étais aujourd’hui très-enroué. Mais j'espère les propager , grâce au soin que j’ai eu d’établir dans mon château une petite école d’enseignement mutuel de musique , d’après celle de la capitale , que vous connaissez sans doute.
M m «. DT. MELVAE.
Je vous avouerai franchement
DORMEUIL
Comment! à Paris même on ignore!.... tandis que dans l’Anjou — Je veux vous donner une idée de ma petite classe. Allons, mesdemoiselles, vos
ardoises c’est moi qui suis le maestro : ça veut
dire le professeur.
FLORVILLE
Et qui est-ce qui fait le moniteur?
ÉLISE
C’est moi, monsieur.
tio
FLOR VILLE , à part.
Elle va être toute à son rôle, occupons-nous du mien.
M"'. DE M EL VAL, à part.
Le fat se rapproche de moi ; ayons l’air de l’encourager.